Ça y’est nous arrivons au terme de la série d’articles sur la construction de notre maison. Ceux qui la suivent ont pu s’en rendre compte au fil des billets : si l’aventure en vaut la chandelle elle n’est pas de tout repos. Alors est-ce que j’ai vécu l’emménagement comme une libération ? Je vous donne la réponse aujourd’hui avec le récit des dernières péripéties de notre quête de la construction de la maison parfaite.

Ne rien voir du déménagement

Je vous en parlais dans l’article sur les travaux réservés, nous avons terminé de poser le parquet du salon la veille à 23h. Normalement il devait rester 2 semaines sans bouger avant de recevoir les meubles. Raté. Avant le déménagement et pendant 1 mois non-stop de très grosses journées nous n’avions fait que des travaux. Nous étions HS et surtout je n’avais jamais fait aussi peu de ménage dans notre appartement car tout simplement je n’avais pas le temps.

Du dépôt des meubles dans la nouvelle maison, je n’ai donc pas vu grand-chose. Les « hommes » (famille vieux-jeu) s’en sont chargés pendant que je m’occupais du ménage dans l’ancien appartement. Ça a été très long et très pénible à cause de la fatigue, du manque de préparation et car je voulais vraiment être enfin dans ma maison.

Encore une fois donc, je ne peux que vous conseiller de prévoir plus de délai que nous entre la fin des travaux estimés et le déménagement. Même si les intérêts intercalaires du crédit font mal.

Les premières journées à la maison

Mes premières journées, et surtout mes premières nuits, dans la maison ont été assez étranges. Pour être honnête j’appréhendais un peu d’emménager « enfin ». A trop idéaliser, et je me connais, j’avais peur d’être déçue. Et bien ça n’a pas raté. Il y a les petites choses que l’on n’avait pas ou mal prévues, et il y a aussi les travaux que l’on n’ a pas forcément très bien réussis par manque de connaissances et/ou de temps. Quand vous couplez ça avec la fatigue accumulée ça a donné chez moi un cocktail plutôt détonnant. Une espèce de burn out  maison. Chaque nouvelle contrariété avait tendance à me faire exploser. Ce n’était rien mais je ne m’en rendais pas compte, heureusement à ce moment-là mon chéri a pris le relais !

Les réserves et découvertes post-réception

La réception de la maison est effectuée à l’occasion d’un dernier rendez-vous de chantier avec le maître d’œuvre. On signale alors des réserves, c’est-à-dire des malfaçons ou des manques au contrat à réparer par les artisans dans un délai précisé dans un procès verbale. Je pense qu’il n’est tout simplement pas possible de tout voir au moment de la réception et c’est en vivant dans la maison que l’on se rend compte de certaines choses.

Heureusement, les entreprises sont souvent de bonnes compositions et acceptent de revenir sans trop de soucis. Mais le travail du maître d’ouvrage ne s’arrête pas le jour de la réception puisqu’il nous faut : suivre les réserves, relancer les entreprises, faire signer les papiers, …

Néanmoins, et car nous avons eu quelques troubles avec un prestataire en particulier, j’ai un conseil à vous donner. Si une entreprise ne bouge pas rapidement et que la malfaçon est assez importante : n’hésitez pas à la mettre en demeure par recommandé en faisant jouer la garantie de parfait achèvement. Si malgré 2 relances l’entreprise ne bouge pas, faites appel à un expert en bâtiment qui pourra identifier les causes du problème, saura mettre la pression à l’entreprise et rédiger un protocole d’accord amiable.

Les travaux de finition et le jardin

Nous sommes certainement un cas assez particulier, nous avions beaucoup de travaux réservés et tout l’étage à finir. Mais surtout, nous n’avons pas eu le temps de faire les finitions avant l’emménagement. Sans avoir récupéré d’énergie et en ayant repris le travail, nous passions tous nos week-ends sur les finitions. Et les finitions, c’est looooooong. Mais du genre très très long. La peinture des portes, des plinthes, la réalisation de joints silicone, … Ce sont des petites choses mais ce sont les dernières touches qui finissent bien les pièces et que l’on ne fait jamais si on ne se motive pas, alors nous voulions les enchaîner.

Il y a aussi la question du jardin. Quand vous emménagez votre terrain ressemble à un champ de patates, si vous voulez un jour voir de la pelouse il va falloir que vous passiez par la case j’embauche un paysagiste, mais ça coûte un bras, ou par celle location d’un motoculteur. Vous savez que l’on est fous (et pauvres), nous avons donc opté pour la deuxième solution. Si vous vous lancez là-dedans également en étant aussi musclés que nous vous allez rire !

Une fois terminée la pelouse nous avons du coup complètement abandonné l’idée de faire nos travaux de l’étage dans la foulée car nous étions HS. Quand je vous parle de burn out : pendant 8 mois nous n’avons quasiment plus rien fait dans la maison et ça nous a fait un bien fou.

Relâcher la pression et commencer à profiter

C’est au moment où nous avons décidé de ne plus faire de travaux que j’ai commencé à relâcher la pression. Ça n’a pas été simple car je suis du genre “tant qu’il y a du travail on le fait”. Mais en fait quand on est propriétaire il y a toujours quelque chose à faire. Il faut savoir lâcher un peu prise, prioriser, faire l’essentiel et se garder du temps pour décompresser.

Ma décompression à moi elle s’est faite au début de l’été quand j’ai commencé à profiter de mon jardin et de ma terrasse pour les barbecues entre amis. 5 mois après l’emménagement donc. Mais c’est à ce moment-là uniquement que j’ai commencé à me dire qu’on était bien chez nous, et que les petits défauts n’entachaient en rien le confort de vie que l’on avait. La libération est venue seulement à ce moment-là donc, et non au moment de l’emménagement. A partir de là ça n’a été que du bonheur.

Continuer les travaux à son rythme

Faire des travaux quand on est sur place, avec de l’eau, de l’électricité et son lit pour s’effondrer après une grosse journée : ça n’a rien à voir avec les conditions de la construction. La situation est finalement assez confortable. Nous avons donc pris le parti de faire les travaux l’hiver quand on ne peut pas profiter de l’extérieur et qu’il n’y a pas à s’occuper du jardin. On y passe 2 à 3h par jour les week-end où on est à la maison et ça avance petit peu par petit peu mais comme nous ne sommes pas pressés ça nous va bien.

Je crois que désormais nous avons trouvé notre rythme dans cette maison que l’on adore, honnêtement. Même si elle n’est pas parfaite. On l’aime parce qu’on l’a faite nous-mêmes que l’on y a vécu tellement de choses.

Maintenant si vous me demandez si je suis prête à recommencer, encore aujourd’hui je vous répondrais : pas avant 10 ans ou alors il va falloir que l’on gagne au loto pour faire faire tous les travaux.

 

La série sur la construction est désormais terminée. Je pense tout de même vous parler de mon expérience dans notre maison en ossature bois. On trouve encore assez peu de chose en dehors des sites commerciaux et j’aimerais vous faire un petit retour d’expérience. Et puis si l’envie m’en dit et que ça vous intéresse, je vous proposerai également des articles décoration et pourquoi pas des home tour.