Il y a quelques années, à peu près au moment de mon arrivée à Nantes, j’ai pris conscience qu’il était essentiel pour moi de manger mieux. Pour ma santé mais aussi pour être en cohésion avec mes valeurs et cela passe notamment par la volonté de manger local.Je vous reparlerais certainement de mon cheminement un jour mais en attendant, voici un petit récapitulatif des solutions que j’ai trouvées et (plus ou moins) approuvée pour approcher le locavorisme.

Il existe désormais pas mal de solutions pour réduire les intermédiaires entre consommateur et producteur et être certains que les produits qui arrivent dans notre assiette soient de bonne qualité et viennent de la région. Ces solutions permettent également d’éviter d’aller faire le tour de tous les producteurs locaux individuellement et donc de gagner un peu de temps tout en achetant en circuit court.

L’AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne)

C’est certainement la meilleure solution pour manger local mais elle a son lot de contraintes. C’est une association qui fonctionne selon un système d’adhésion. On souscrit à un contrat en direct avec un producteur et on s’engage sur la durée du contrat. Il y a des AMAP désormais un peu partout et des contrats très variés : légumes, fruits, viande, fromage, œufs, … Pour la vie associative il faut en général tenir une à plusieurs permanences de distribution de produits.

Le gros point positif c’est qu’il n’y a absolument aucun intermédiaire et que l’on contractualise avec des producteurs de notre territoire immédiat.

Personnellement je n’ai pas adhéré au concept trop contraignant même si par ailleurs je le trouve génial. Si on veut plusieurs produits il faut souscrire à plusieurs contrats. Les paniers sont souvent très fournis et si on est uniquement à deux il faut le partager avec un autre adhérent et/ou cuisiner beaucoup d’un coup et avoir un congélateur. Et puis comme on est sur de l’hyper local, la variété en terme de fruits et légumes n’est pas toujours au rendez-vous. Il y a des contrats moins contraignants que d’autres comme le sel, les tisanes ou les graines. Ils pourraient désormais m’intéresser, maintenant que je peux stocker en plus grande quantité chez moi.

Pour ceux qui veulent creuser la piste des AMAP, voici le lien vers l’annuaire national des AMAP qui explique tout et vous permettra de trouver celle qui est proche de chez vous. Comme nous sommes sur des terres maraîchères, il y en a beaucoup dans la région nantaise.

Les marchés paysans / de producteurs

Ce sont des producteurs qui se regroupent dans un point de vente. C’est parfois simplement le marché du dimanche mais il y a parfois des magasins. Nous sommes également en vente direct du producteur au consommateur, les prix peuvent être un peu plus élevés qu’en AMAP du fait d’avoir des locaux et parfois des employés. L’avantage de ces rassemblements c’est qu’il y a plusieurs produits en un endroit. On s’approche un peu du rayon frais du supermarché : viande, légumes, fruits, crèmerie, … Il y a selon les endroits d’autres produits locaux : jus de fruits, confitures, farines, …

Certains proposent des paniers, mais généralement on choisit les produits que l’on veut. L’avantage c’est que l’on est totalement libre. L’inconvénient c’est qu’il faut en avoir un à côté de chez soi et prendre le temps d’y aller.

J’ai de la chance puisque j’ai une ferme juste à côté de chez moi qui propose ce service. Lorsque nous étions à Nantes, nous fonctionnions avec le Marché Paysan de Ligné qui propose des livraisons à Nantes et un drive.

Pour trouver un lieu près de chez vous, vous pouvez tenter le site Bienvenue à la ferme mais il n’y a pas tout.

Les paniers en livraison

C’est la première solution vers laquelle je me suis tournée quand j’ai voulu manger plus de légumes. C’est la plus simple et celle que l’on trouve le plus facilement, mais il faut reconnaître que l’on trouve un peu de tout et de n’importe quoi. Du bio ou pas, du local ou pas, … Je m’en suis donc un peu détournée en trouvant mes marchés de producteurs.

Ici ce sont des entreprises qui cherchent des producteurs chez qui s’approvisionner et qui ensuite s’occupent de la vente en ligne et de la livraison des paniers. Il y a donc un intermédiaire entre nous et le producteur.

Les paniers peuvent être livrés en points relais ou à domicile, c’est un des gros avantages de la solution. Il y a des paniers tout fait, mais on peut également composer son panier. L’inconvénient c’est qu’il faut sélectionner la société avec laquelle on travaille et regarder l’origine des produits.

Il y a peu j’ai découvert les Paniers de David que je vous conseille. J’ai testé deux paniers différents : le complet duo et le végétarien duo. Les produits sont bio, locaux ou en production française et les paniers sont très très bien garnis pour le prix je trouve : fruits, légumes, fromages, oeufs et viande s’il on prend la version “complet”. Ce sont des photos du panier qui illustrent l’article pour vous donner une idée.

Je pense garder cette solution lorsque je n’ai pas le temps de préparer mes courses ou que je ne veux pas me prendre la tête. Petit point négatif la livraison est à 5€ mais elle se fait au pied de la maison ce qui est top il faut le reconnaître.

Manger local à Nantes - Les paniers de DavidLes magasins bio et/ou sans emballage

Ils proposent en général des produits issus d’une agriculture raisonnée et essayent de se fournir auprès de maraîchers et producteurs locaux. La charte est différente selon les magasins, mais les valeurs sont généralement là. C’est la solution vers laquelle je me tourne lorsque j’ai besoin de produits précis ou de produits d’épiceries. Lorsque j’y vais j’en profite pour faire le plein d’aliments en vrac (team noisettes) et quitte à y être j’y prends mes fruits et légumes même s’ils sont un peu plus chers.

Dans la région nous sommes plutôt bien servis en magasins il y a notamment Biocoop et Chlorophylle pour ceux qui vivent en périphérie de Nantes. En centre-ville il y a Ô Bocal.

 

Le cas de la Ruche qui dit Oui

La Ruche qui dit oui c’est un fonctionnement assez proche d’un panier, sous des airs d’AMAP, mais qui en fait est assez particulier. Pour être honnête je n’adhère pas du tout. Quand on va chercher ses produits on est face au producteur et c’est lui que l’on paye. Mais dans les faits il reverse de l’argent à la ruche qui héberge et au site web qui prend une commission. Peut-on encore parler de circuits courts quand un producteur doit rémunérer deux entreprises pour toucher son consommateur ?

 

Je termine cet article ici en espérant vous avoir donné quelques informations utiles car, aujourd’hui encore, je ne trouve pas toujours simple d’essayer d’être un citoyen un peu plus responsable sur sa consommation.